L’atelier

On trace la main sur le papier, puis on oublie le papier.

Les gants coupés, pas encore cousus

Le client pose la main à plat. Je note la longueur du médius et le tour de la paume, et je regarde surtout le pouce : c’est lui qui fait qu’un gant serre ou baille. Le patron en carton est à moi. Je ne le donne pas, il ne servirait à personne d’autre.

La coupe se fait dans le droit-fil. Un gant coupé de travers dure un hiver et craque au pli. Je préfère refuser la commande que livrer ça.